La séance de galop : cardio et muscu pour cheval… et cavalier !

La séance de galop : cardio et muscu pour cheval… et cavalier !

Hello Cher(-ère)s Cavalier(-ère)s,

je prends enfin le temps d’écrire l’article sur la séance de galop.

Pour nous, c’est un exercice que l’on découvrait pour la 1ère fois, pour notre préparation à notre prochaine course de 80 km fin Novembre (si tout se passe bien).

Voilà ce que j’ai appris sur cet exercice.

La séance de galop : à partir de quand ?

Les pros et la littérature ont la même réponse : la séance de galop commence à avoir son intérêt pour les entraînements, lorsqu’on vise des courses de 80 km et plus.

Déjà, quand on parle de « séance de galop », on fait référence à un moment de galop long, et continu : à minima 45 min, mais souvent 1h et plus.

En de-ça, on ne parlera pas de séance de galop à proprement dite.

Suivant votre région, il est tout à fait possible de s’entraîner pour des courses de 60 km et moins, en faisant uniquement des randonnées avec dénivelé… et un peu de galop de temps en temps.

Pour d’autres régions, plus plates, le galop entrera assez vite en jeu. Sans toutefois dépasser les 30 min d’affilée.

Le galop : du cardio… pour le cheval ET le cavalier !

D’ailleurs, je fais ici un aparté : il est important à mon sens de galoper pour préparer les épreuves.

Le galop reste un excellent moyen de travailler le cardio du cheval, mais aussi… le cavalier !

Pour rappel, si jamais vous n’avez pas vu cette vidéo (« MYTHE : L’équitation n’est pas un sport« )

j’y comparais les Equivalent Métabolique de l’équitation avec d’autres sports. Pour le passage qui nous intéresse, regardez à partir de 2 min 20.

Et le galop, ça correspond à 8 MET : c’est l’équivalent énergétique de la corde à sauter, du running, du tennis en simple, ou du football.

Je ne sais pas si vous pouvez tenir 45 min de running ou de corde à sauter comme ça, sans entraînement… 😅

Encore une fois, on pense toujours à l’entraînement du cheval, et nombreuses sont les personnes que j’ai croisées qui m’ont dit « pas besoin de séance de galop pour les petites courses ».

Oui, mais… et le cavalier alors ? Comment peut-il travailler sa propre endurance, comment peut-il travailler sur sa position pour tenir un galop long, en dehors des courses ?

C’est super de travailler certaines choses sur les courses, mais c’est pas mal quand on a déjà acquis une partie.

Parce que si je deviens un sac à patate qu’il faut traîner, au bout de 10 min de galop, ça va pas être super pratique pour mon cheval !

J’avais donc déjà fait une mini séance de galop pour notre entraînement pour notre course de 60 km : on avait couru 2×15 min de galop. De quoi bosser un peu le cardio et les muscles de Cantad, mais surtout… moi !

J’avais déjà eu des raideurs dans le dos à l’époque : preuve que c’était utile.

Après la séance du 14 Octobre, aucune raideur, aucune douleur : la préparation physique et l’habitude jouent leurs rôles.

C’est pourquoi j’encourage tous les cavaliers, et particulièrement les cavaliers d’endurance à incorporer du galop dans leurs entraînements.

Pas forcément 45 min d’affilée toutes les semaines, mais plus que les 5 min 30 de moyenne, partagées par Equisense :

source : Equisense « voici la seule manière de travailler le cardio de votre cheval ». https://blog.equisense.com/entrainement-cardio-cheval

Le galop : attention !

Si vous avez la chance d’avoir de beaux chemins près de chez vous, ou même la plage : c’est top !

Pour ma part, vue ma région, je suis obligée d’aller louer une piste de galop.

Pour ce type d’entraînement, qui sollicite fortement l’organisme de son cheval, il faut des conditions optimales, et un sol adéquat : ni trop profond, ni trop dur, de belles lignes droites, sans cailloux.

Pour la plage, on choisira la portion de sable « idéale », humide : il ne faut pas galoper dans l’eau ou dans le sable trop profond.

Plage du marquenterre : un lieu idéal pour galoper ! crédit : agence arcantide

Et au fait, on galope, mais on fait ça de manière raisonnée et raisonnable : on se rappelle que l’endurance, c’est fait pour durer.

Et la philosophie s’applique partout : si on veut que son cheval vive vieux, et en bonne santé, on n’y va mollo.

Etape 1 : l’échauffement et le retour au calme.

Ca, c’est comme pour tout exercice physique : prévoyez un temps d’échauffement, et de détente.

Sur une piste de galop, votre cheval descendra tout juste du van : faire un tour de piste à chaque main, au pas et au trot, est un bon moyen de faire connaissance avec les lieux, prendre ses repères, évaluer la distance…

Oui, on dit « séance de galop », parce qu’on va galoper beaucoup. Mais on n’oublie pas le pas et le trot !

Si c’est sur une portion de votre parcours classique, le temps de rejoindre ce tronçon pourra avantageusement servir d’échauffement.

Et bien sûr, on ne s’arrête pas de galoper d’un coup : quelques minutes de trot et de pas pour un retour au calme, seront judicieux.

capture d’écran de Seaver, relative à la séance de galop, montrant les proportions des allures

Les choses sérieuses commencent

Plusieurs types de séances de galop sont possibles, selon les objectifs de travail du jour

L’objectif numéro 1 est de trouver et tenir le galop où le cheval « s’endort » : c’est l’allure de confort qu’il pourra tenir longtemps, le galop économique qui lui permettra de parcourir beaucoup de distance en peu d’effort.

Mais on peut se rajouter d’autres objectifs :

Si vous êtes seuls, vous pouvez vous focaliser sur vos sensations, et apprendre à gérer… la solitude. Parce que 45 min, ça peut être long !

Si vous êtes à plusieurs, c’est plus sympa pour le moral, et les exercices sont plus variés : on peut alterner les positions, et apprendre à galoper de concert.

Ne pas oublier d’alterner les tours à main gauche et à main droite

Que travailler ?

Pour le cheval :

Pour Cantad : je cherchais à mécaniser l’allure de Cantad, en me focalisant sur la cadence et la vitesse.

Notre but : courir à 18 km/h de moyenne, avec une cadence de 105 foulées par minute.

Ces chiffres, je les ai lus dans le livre Endurance de Leonard Liesens : une très bonne lecture !

Pour ça, rien de mieux qu’un petit coup de pouce technologique grâce à un capteur connecté (Seaver, pour ma part), et une montre !

Important : on laisse le cheval prendre l’attitude qu’il a envie. On ne cherche pas à le contraindre dans une position particulière.

Ici, ce n’est pas du dressage, mais de l’endurance. Si votre cheval veut avoir l’encolure basse, laissez-le. S’il a l’encolure haute, laissez-le.

La seule condition : qu’il ne se mette pas sur les épaules, et reste équilibré.

La vitesse du cheval se veut lente : nous, on cherchait à galoper à 18 km/h. Mais cela dépend aussi de la course que vous préparez, et de votre méthode d’entraînement « à côté ».

Plus vous irez vite, mois la séance sera longue. Raisonnée et raisonnable, hein ! 😉

Et pour le cavalier :

Pour moi : je cherchais à travailler ma position. J’ai beaucoup de mal à m’asseoir au galop. je suis bien plus à l’aise en équilibre. Alors, ce genre de séance, ça me permet de travailler ma position : améliorer mon équilibre, mais aussi me forcer à m’asseoir régulièrement.

Ce n’est pas tant le galop assis qui est important : c’est de pouvoir changer de position régulièrement pour ne pas se « figer » et devenir un handicap pour le cheval. Des micro changements, ça aide à rester dynamique !

Combien de temps ?

Pour notre future course de 80 km, notre séance a été de 45 min de galop, répartie en 3×15 min. Toutes les 15 min, on repassait au pas, le temps de changer de sens, et hop, c’était reparti.

Sultan, qui préparait 120 km, a fait une séance d’1 h complète.

Pour les plus grosses épreuves, selon l’entraînement « à côté » des séances, ce temps pourra varier.

L’avantage d’une piste : les lignes droites ! capture d’écran de Seaver

La fréquence ?

Tout le monde s’accorde pour dire que 3 semaines avant l’échéance, c’est bien. Et qu’1 séance de galop par mois, c’est le max.

Cela dépend de vous, de la présence de courses ou non.

Aladin a fait cette séance de galop, mais n’en fera plus d’autres avant Fin Novembre, puisqu’il a une course de prévue entre 2. la course fera office d’entraînement.

Cantad lui, ne pourra pas faire cette course en question : on n’a donc prévu une 2ème séance de galop, 3 semaines plus tard… et 3 semaines avant notre échéance ! 😊

Le check cardio et des allures

Si vous avez un capteur cardio pendant la séance, c’est top : vous pourrez suivre en temps réel votre cheval.

Si vous n’en avez pas, pensez à noter les fréquences cardiaques de votre cheval après la séance : au bout de 10 min, et au bout de 25/ 30 min. Ca vous donnera une idée de sa récup, et par conséquent, ça vous donnera une idée de sa forme.

Pour Cantad, on était à 51 bpm après 8 min, et à 37 bpm au bout de 25 min. Parfait !

Et comme on est en endurance, on peut aussi se faire un petit contrôle d’allures : ça permet de voir à chaud et à froid, si une irrégularité pointe le bout de son nez ou non.

capture écran seaver : analyse des allures

Le temps de repos après séance

il se compte en jours, et est à adapter en fonction du cheval. Certains cavaliers accordent une semaine, d’autres quelques jours.

L’idée est de laisser à l’organisme le temps de se remettre de cet effort, pour ensuite être « plus fort ».

Si vous sentez que votre cheval « ne se remet pas », c’est que la séance a été trop demandeuse. Il faudra réadapter les prochaines sorties.

Pour ma part, j’ai laissé à Cantad 4 jours de repos et il était en forme lorsque je l’ai remonté : il était même plus en forme qu’avant la séance de galop. Preuve que la séance avait été efficace.

prochaine séance pour nous : elle se fera à la plage aux Ste Maries de la Mer début Novembre.

A suivre !

Angélique

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