Matérialiser les exercices : pourquoi il faut le faire.

Matérialiser les exercices : pourquoi il faut le faire.

Hello cher(-ère)s Cavalier(-ère)s,

Je sens que vous pouvez être comme moi. Des fois, (souvent ?), j’ai la flemme de préparer mes exercices : Je n’ai pas envie de prendre 5 minutes, mettre pied à terre, et poser mes barres au sol ou mes plots.

Résultat ? 1 heure à vagabonder sans réel but… à faire des cercles.

Mais ça, c’était avant.

Aujourd’hui, j’ai pris conscience que c’est important. Voilà pourquoi :

 

1.C’est une aide à la pédagogie et la concentration

Vous avez vu les profs de sport ? Toujours avec leurs petits plots au sol. Parce que c’est plus simple de poser 2 plots, et de dire aux élèves, vous courrez à partir d’ici. Et à partir du 2ème plot, vous partez en pas chassés.

Alors, je me dis que c’est pareil pour Cantad et moi : et si c’était plus simple avec des repères visuels ?

  •  On focalise son attention, et on se donne un objectif de séance.

=> Ca évite de « trainer sans but » dans la carrière,

Longer la 1ère barre. Arrêt.. Reculer. Arrêt. Départ au trot, passer la barre au sol…
  • On se donne un début et une fin. Je fais l’exercice, je m’arrête, je récompense le cheval.

=> Ca évite de faire 15 fois d’affilée un cercle, au risque de lasser le cheval,…

 

« D’abord, elle veut un cercle, puis d’autres cercles, et encore d’autres cercles… et après, oh mon dieu, ils n’étaient jamais assez ronds… »

Thérapie du cheval de dressage

 

 

 

 

  • Le cheval se concentre et est attentif : il s’attend à ce qu’il se passe quelque chose près du plot, de la barre au sol…
  • Les séances deviennent efficaces. Entre enchaînement des exos et pauses, ça passe vite, et on a bien travaillé.
  • Ca permet dimaginer plein de variantes : un cercle en plus autour du plot. Je peux passer au-dessus des barres au sol,… ou entre…

=> 3 plots : enchaîner 3 cercles ? un slalom ? 1 cercle et 1 slalom ?

Et puis,… ça fait vachement sérieux ! 😀

 

2. On donne un coup de pouce à la (bio)mécanique

Grâce à de petites aides matérielles, on arrive à apprendre où poser les pieds !

Oui, être capable de déplacer son cheval le long d’une barre, de s’arrêter précisément là où on veut… ça nous donne une aide précieuse pour améliorer le tracé et être précis. Et quand on sait exactement où le sabot de son cheval se pose, on est un super pilote !

Là, on a besoin de savoir où chaque sabot va !

 

Et puis, travailler sur des barres au sol ou des cavaletti, ça a un réel intérêt biomécanique

Avec ce type de dispositif, on améliore la proprioception (la perception de son propre corps) et le lever de jambe de son cheval. Il permet donc de faire travailler la précision et la tête !

Enjamber des barres au sol, qui sont légèrement surélevées, demande un effort de la musculature complète des jambes (antérieur + postérieur, du sabot jusqu’à l’épaule ou la hanche/fesse), et on contracte aussi les abdos. On permet d’accentuel le mouvement naturel des membres.

Cavaletti en quinconce : regardez comment Cantad lève le postérieur !

Pensez également à utiliser du matériel quand vous longez !

 

3. Dernier avantage : on connaît les distances !

Prendre 5 minutes pour poser quelques barres au sol, des plots… ça aide à mémoriser les distances entre les barres au sol, certains dispositifs pour bosser tel ou tel exercices… Pas mal, non ?

Au passage, voici les distances :

 

 

4. Et ça ne coûte pas cher : 

Pas besoin de gros investissements : j’ai acheté 9 euros un set de cônes en plastique souple d’un célèbre équipementier sportif (ceux du tennis ou des sports collectifs font très bien l’affaire), et le tour est joué.

Pour les cavaletti et les barres, j’avoue que je n’ai pas eu besoin d’investir : mon écurie en a. Il faut juste les mettre en place ^^

 

Cher(-ère)s Profs, je compte sur vous pour rendre visuels vos exercices !

Mettez donc des couleurs dans la carrière 🙂

 

Angélique

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