La préparation mentale du cavalier : application

La préparation mentale du cavalier : application

Hello Cher(-ère)s Cavalier(-ère)s,

Vous avez été plusieurs à me demander quelle préparation mentale j’avais fait pour ma 1ère course de 60 km. Je vous détaille donc mon retour d’expérience.

La préparation mentale, nouvelle mode ?

Oui… et non.

C’est assez récent chez les cavaliers. Mais c’est pratiqué depuis longtemps dans les autres sports.

Il faut dire que dans l’équitation, c’est souvent le cheval qui occupe le centre des considérations. Le cavalier fait volontiers des concessions pour privilégier son cheval. Donc, il prépare son cheval à fond, mais lui…

Mais un jour, j’ai croisé la route de Patricia Cohen, d’Equimental Coaching, pour un épisode du podcast. Et puis… j’ai tenté l’aventure moi-même.

Patricia, pour rappel, a été l’invitée d’un épisode du podcast « Entraîner votre cerveau d’athlète ! » Retrouvez le lien à la fin de l’article.

Alors, la préparation mentale, ça se passe comment ?

Pour la 1ère séance, Patricia m’avait demandé de réfléchir à ce qui me stressait pour mes courses d’endurance. 2 choses sont ressorties très vite :
– la préparation pour le départ
– la pause intermédiaire, entre chaque boucle.

Ca a été le point de départ du cheminement de préparation mentale.

Toutes les semaines, nous avons une visio de 1h30, qui, grâce aux échanges avec Patricia, me permet de prendre conscience de certaines choses, et d’avancer sur différentes thématiques.

Attention, tous ceux qui se lancent dans la préparation mentale auront des « devoirs à faire » pour la session suivante : quelques exercices mentaux, mais aussi quelques réflexions à mener.

Il y a beaucoup de choses qui sont « évidentes », « logiques », mais grâce à Patricia, ça m’a permis d’en prendre conscience, de vraiment peaufiner, réfléchir.

Car c’est la grande force de tout préparateur mental : la posture de coach. Il faut que vous ayez confiance en cette personne, que vous soyez à l’aise avec elle.

Mais n’attendez pas qu’elle vous donne les réponses.

Les réponses, elles viendront de VOUS.

Car c’est VOTRE préparation mentale.

Les questions, elles peuvent venir du préparateur, pour VOUS aider VOUS. Mais cette personne ne vous donnera pas le remède miracle, ou la formule magique.

Ca, c’est à vous de l’écrire !

Les routines

« Si vous pensez que l’Aventure est dangeureuse, essayez la routine. Elle est mortelle »

Paolo Coelo

Pas tout à fait d’accord avec cette citation… dans le cadre de la préparation mentale ! 😂

La routine, ça a du bon. Elle pose un cadre, elle aide à se mettre en condition. Elle permet d’automatiser beaucoup de gestes, afin que votre énergie puisse être toute entière dirigée vers l’effort.

J’aimerai particulièrement vous partager le travail effectué pour la routine de la pause intermédiaire.

crédit : canva

Partage d’expérience : ma routine de pause intermédiaire

Pour les cavaliers qui ne connaissent pas l’endurance, il s’agit de la pause d’UNE HEURE, entre chaque boucle.

Pour ma course de 60 km, par exemple, j’ai une 1ère boucle de 30 km à effectuer, puis la pause intermédiaire, puis une 2ème boucle de 30 km.

La pause dure UNE heure : le chronomètre redémarrera, même si je ne suis pas sur la ligne de départ.

Autant vous dire qu’il faut pas perdre de temps bêtement !

La pause intermédiaire, pour moi, c’était tout, sauf reposant.

J’étais tellement concentrée/occupée sur Cantad, que je n’avais pas le temps de me changer, de manger, de boire, ni même le temps de faire pipi…

(oui, ça peut faire rire, mais quand ton épreuve dure 6 heures, ben faut bien y aller à un moment ou à un autre, et la pause intermédiaire, c’est le bon moment !) 😜

1 routine, pour 2 acteurs

Ce qui est intéressant en endurance, c’est que cette routine, elle est bien sûr pour moi, mais elle ne concerne pas que ma personne !

Oui, il y a bien sûr Cantad, mais pas que.

Car il y a une aide logistique peu visible, mais essentielle : l’assistance.

Donc, cette routine de pause intermédiaire, nous l’avons écrit à 2, avec Guillaume mon conjoint/assistant. Nous avons réfléchi à toutes les étapes pour une BONNE pause intermédiaire.

1 routine pour 1 objectif

Ca, c’était le boulot n°1. C’est quoi, pour nous, une bonne pause intermédiaire ?

La réponse est personnelle. Chacun a la sienne, qui s’exprimera de différentes façons.

Mais pour moi, c’est une période de repos, pour avoir un cheval ET un cavalier, frais physiquement et moralement, qui ont mangé, bu, fait pipi.

1 routine pour 8 étapes

Cette pause intermédiaire, elle ne commence pas au moment où je franchis la ligne d’arrivée. Elle commence bien avant, avec le panneau « dernier km ».

Nous avons donc écrit chacune des étapes :
– avant la ligne d’arrivée
– sur la ligne d’arrivée
– au camp
– au contrôle vétérinaire intermédiaire
– au camp
– sur la ligne de départ
– dans le 1er km

C’est fou, en fait, le nombre de choses qui peuvent se passer à chacune de ces minis étapes, quand on y pense. Et c’est tellement plus simple, quand chacun sait exactement ce qu’il doit préparer, pourquoi, et pour quand !

Les choses à faire, elles peuvent être

  • d’ordre logistique :
    – gérer la carte vétérinaire, gérer l’eau
  • d’ordre temporel :
    – faire le time keeper, pour aller au contrôle véto
  • d’ordre mental :
    – se déconnecter, profiter de l’instant, se reconditionner au départ
  • d’ordre stratégique :
    – adapter la stratégie de la course suivant le cardiaque de son cheval
  • d’ordre physique :
    – s’étirer, prendre conscience et faire disparaître les tensions musculaires
    – changer de vêtement, manger…
  • … et j’en passe ! chacun a ses sous-objectifs !

Je vous invite à faire ce travail pour vous, que vous soyez cavalier d’endurance ou non !

C’est quoi, pour vous, une bonne préparation ? une bonne pause ? une bonne reconnaissance ?

Les réponses vont très probablement vous aider à mieux préparer, et donc à mieux vivre le prochain concours !

Le discours positif

Et pourtant, nous savons tous que les mots que nous utilisons ont un impact !

Et je sais bien, qu’il faut se dire des choses positives, mais ce n’est pas toujours une sinécure.

Alors, après une séance avec Patricia, je me suis rendue compte que dans les moments difficiles, je n’avais pas le bon discours intérieur ou le bon discours avec Cantad.

Ben oui, dans les moments difficiles, je disais à Cantad que « c’était un mauvais moment à passer« , que « ça va aller« , que « si c’est dur pour nous, c’est dur pour les autres aussi« …

Pas tellement motivant, quand on y pense ! 🧐

Apprendre à changer son discours, c’est important ! (crédit : pixabay)

Alors, maintenant, je répète « Cantad, t’es vraiment trop fort ! On va y arriver ! Tu es tellement courageux mon cheval ! » 🤩

Et croyez le, ou non, j’ai l’impression qu’il comprend ! En tout cas, moi, je suis dans un état d’esprit bien plus positif, combattif… et ça, Cantad le ressent !

Je m’arrête là pour aujourd’hui : l’article est déjà dense.

Pour la suite, j’aimerai pouvoir vous partager le travail de préparation mentale pour des courses plus longues.

A suivre, donc !

Angélique

Envie d’aller plus loin ?

Partez à la découverte de la préparation mentale :

Et bien sûr, le podcast de Patricia à ce sujet :

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