Comment améliorer le système cardiaque de son cheval ?

Comment améliorer le système cardiaque de son cheval ?

Hello Cher(-ère)s Cavaliers,

Aujourd’hui, on reprend l’entraînement. C’est vrai que ces derniers temps, j’ai un peu papillonné dans mes articles. Trop d’idées. Beaucoup trop… J’ai tellement envie de vous aider, que j’en perds mon cap.

Revenons à notre musculation.

Vous vous rappelez que le cheval est un athlète formidable ?

J’ai fait ma 1ère course d’endurance de 10 km, on avait quand même fait beaucoup de sorties avec Cantad, mais, soyons honnête, l’entraînement, c’était plus pour moi que pour lui. Pour lui, c’était facile, vu que nos sorties faisaient déjà 10 km. Moi, par contre, il fallait que j’apprenne à tenir le coup sur 10 km de trot/galop d’affilée. Maintenant que c’est fait, (ça y est !), il est temps qu’on réfléchisse à une 20 km. Surtout que…

=> Sur le 2nd semestre, j’ai toujours le but de faire

une course d’endurance de 40 km ET un trec.

Alors, question venant du cœur <3 :

 Comment améliorer les capacités cardio-vasculaires de son cheval ?

Comme pour apprendre le running, il va falloir travailler sur plusieurs choses :

=> l’endurance : la capacité à faire durer l’effort plus longtemps

=> le cardiaque :

1. la capacité à avoir le rythme cardiaque le plus bas possible pour le même effort.

2. habituer le cœur à s’adapter, soit « accélérer » et « diminuer » le rythme cardiaque plus rapidement à l’effort, et en fin d’effort.

La fréquence cardiaque maximale ne s’améliore pas (c’est un facteur physiologique limitant, comme pour nous). Par contre, celle au repos va diminuer avec l’entraînement 🙂 Et c’est celle là qui est intéressante !…

 

Nous allons donc mixer 3 typologies d’exercices pour votre cheval :

  • les balades au pas, pour travailler l’endurance et la musculature profonde

  • les trottings seront d’excellents « fractionnés » pour travailler la cadence, et les variations de rythme cardiaque

 

  • les galopings pousseront encore votre cheval plus loin. Attention, l’entraînement au galop doit se faire dans le respect du cheval. Faites évoluer les périodes de galop au fur et à mesure. C’est un excellent moyen de travailler le souffle de votre cheval.

 

Vous avez une optique CSO ? ou dressage ?

Votre cheval va donc faire des parcours de quelques minutes, avec des efforts intenses. On sera plus dans l’explosivité que dans l’endurance. C’est le point qu’on va travailler davantage. Bien sûr, il ne faut pas oublier de travailler la capacité de votre cheval à soutenir des efforts longs, ça ne peut qu’être que bénéfique pour des efforts courts 😉

Axez plutôt votre programme sur le « fractionné court » : Le trotting ou galoping. Vous alternez par exemple 10 min de trot et 10 min de pas, ou 5 min de galop/10 min de trot. Il permettra de :

  • Renforcer les muscles intervenant dans la respiration pour améliorer la fonction pulmonaire.
  • Augmenter le nombre total de globules rouges dans le sang pour favoriser l’apport en oxygène dans tout l’organisme.
  • Renforcer le muscle cardiaque, ce qui améliorera la fréquence cardiaque au repos et l’efficacité du cœur.
  • Améliorer la circulation du sang dans toutes les parties du corps.

 

 

Vous avez une optique endurance, comme moi ?

Je vais plutôt m’axer sur la capacité à faire durer l’effort, et travailler, comme pour le runner, dans les fréquences cardiaques « de confort ». Par contre, il faut aussi faire du fractionné « long », au risque d’habituer le corps à UN type d’effort. Il faut donc varier les efforts pour se faire un cœur en béton. Pour l’endurance, ces sessions trotting/galoping se feront plus longues, comme pour mimer les courses. Commencez avec des alternances 10min/10 min, puis allonger progressivement l’allure supérieure.

Par exemple 10 min de trot/ 10 min de pas en semaine 1 ; puis 15 min de trot et 10 min de pas en semaine 2…

Ces séances pourront être supérieures à 1 heure, avec un peu de pratique…

 

 

Vous voulez préserver votre cheval ?

Que vous partiez sur l’explosivité ou l’endurance, quoiqu’il se passe : restez à l’écoute de votre cheval. C’est le point le plus important. Imaginez vous en train de courir : il y a des choses que vous êtes physiquement incapable de faire sans préparation ! Exemple : courir un 10 km sans aucun entraînement, ou le 100 m en moins de 10 s.
C’est la même chose pour votre cheval. Surveillez sa respiration, sa transpiration : ce sont des indices sur son état de fatigue.

Bien sûr, pour améliorer la condition physique de son cheval, travailler le cardio-vasculaire est une toute petite partie. Il faudra aussi penser à sa souplesse et ses muscles…

De belles séances en perspective ! 🙂

Si vous voulez vous remémorer les aspects biomécaniques du cheval, c’est par ici :

 

Angélique

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