Pourquoi commencer tranquille quand on remet son cheval en route ?

Pourquoi commencer tranquille quand on remet son cheval en route ?

Hello Cher(-ère)s Cavalier(-ère)s,

Bonne question ! Peu importe les exercices de reprise que l’on vous proposera, la rentrée s’accompagne toujours de la même démarche : travailler sur des exercices à faible vitesse, en augmentant progressivement la durée.

Bien sûr, il y a l’idée de la remise en route en douceur, pour préserver le moral et ne pas dégoûter le cheval. Mais au delà de cette raison, y a-t-il une contrainte biologique ?

On ne vous propose jamais de reprendre le saut d’obstacle ou le cross immédiatement…

1.Pour quelles raisons ?

On l’a vu, le cheval se désentraîne d’abord au niveau cardiaque. De plus, il peut avoir de l’embonpoint, ou au contraire, un manque d’état.

C’est pourquoi on vous demandera toujours de commencer par un entraînement dit d’endurance à faible vitesse, ou LSD (Long Slow Distance en anglais).

L’entraînement d’endurance à faible vitesse est utilisé comme base de tout entraînement ultérieur, peu importe votre discipline par la suite.

Attention, cela ne veut pas dire qu’il ne faut que faire du pas.

Il faudra marcher, trotter et galoper, mais à faible vitesse, et longtemps. On restera à des fréquences cardiaques en-dessous de 150 bpm, ce qui garde le cheval dans le cycle dit « aérobie », celle du confort. Pour nous, c’est celle où on peut parler et marcher/courir, bref faire son effort « sans y penser ».

Si vous voulez vous rappeler des différents mécanismes mis en place pendant l’effort, je vous invite à relire l’article « Comment le cheval utilise son énergie pendant l’effort ? »

 

2. Un peu de biologie ?

Pour se la péter auprès des copains :

Au niveau du cœur, un travail en endurance développe principalement les cavités (= les zones où le sang transite), tandis que le travail en résistance développera le muscle cardiaque (= les parois).

 

L’entrainement cardiaque DOIT toujours démarrer par un travail en endurance (long et lent) et seulement après un travail en résistance (court et intense).

Pourquoi ? Si je vulgarise au maximum : parce qu’un travail en résistance développe le muscle cardiaque (donc l’épaisseur des parois du cœur), et que cela gêne par la suite le développement des cavités (=le volume intérieur est plus petit, c’est dur de grandir et « repousser » la paroi vers l’extérieur, puisqu’elle est épaisse).

 

 

 

3. Dans quel but ?

Doucement, mais sûrement

On reconstruit donc un coeur « gros comme ça » à son cheval. On rend d’abord « élastiques » les cavités en leur permettant d’emmagasiner plus de sang. Ca oxygène mieux le corps.

Il faut en effet d’abord pouvoir être certain que le cheval supportera des exercices de faible intensité longtemps, avant de pouvoir corser ses activités avec du saut (par exemple).

L’idée est donc de redévelopper le cardio et « la respiration » de son cheval sur des séances légères en terme d’intensité, où on rallongera le temps au fur et à mesure. Cette façon de procéder permettra d’habituer l’organisme à une charge de travail supplémentaire, de repousser les limites de la fatigue.

Cette remise en route douce remettra le cheval en forme, redéveloppera tranquillement les muscles, ôtera l’excédent de gras, et l’on pourra dès lors re-spécialiser son cheval en développant davantage l’endurance ou l’explosivité.

L’idéal est d’attendre la fin de la 2ème semaine, ou début de la 3ème semaine pour réintroduire les sauts.

Là, on commencera à retravailler le cœur de son cheval, pour qu’il supporte des infos intenses et brefs.

Alors, doucement la première semaine, pas trop vite la 2ème !

A bientôt,

Angélique

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