Technologie et Equitation : Equisense vs Seaver

Technologie et Equitation : Equisense vs Seaver

Hello Cher(-ère)s Cavalier(-ère)s,

Avant toute chose, je tiens à préciser que ni Equisense ni Seaver ne me connaissent, à l’heure où j’écris ces mots. J’ai certes échangé avec eux, mais comme client lambda. Aucun des 2 ne m’a payé pour écrire sur le sujet.  Je souhaite ici vous partager mon comparatif, ayant eu la chance d’avoir essayé les 2 capteurs.

Aujourd’hui, on parle technologie, et capteur connecté. La technologie, nous l’avons dans la poche : nos téléphones sont devenus des « trackers d’activités », pouvant nous dire combien de pas par jour nous avons faits, combien « d’étages » nous avons montés. Pour de nombreux sportifs, allumer un cardio-fréquencemètre ou lancer une application de suivi sportif est devenu banal.

 

1. De la technologie dans l’équitation… mais pourquoi ?

Gadgets ? Ou réelles avancées ? Ces capteurs et leurs applications sont pour moi une réelle opportunité de professionnalisation des cavaliers. Non pas qu’il n’y a pas de professionnels dans l’équitation, ce n’est pas ce que je dis.

Mais chaque cavalier qui possède ce capteur, peut par lui-même commencer à jauger son cheval, à voir sa progression, non pas via les yeux d’un moniteur, mais via des données rendues visuelles. Il peut allier son ressenti à des informations scientifiques, mesurées, facilement compréhensibles. Il peut faire le lien entre des exercices, et leurs effets sur la locomotion de son cheval.

Quel formidable outil, pour tout cavalier ! 🎉😎🆒

A ce jour, il y a 4 acteurs à ma connaissance, qui proposent des capteurs pour le cheval monté :

  • Polar : spécialiste des cardio-fréquencemètres ;
  • Arioneo : capteur plutôt spécialisé dans l’entraînement des chevaux de course ;
  • Equisense ;
  • Seaver.

Je ne parlerai que d’Equisense et Seaver, qui visent le suivi du cheval de sport, et dont j’ai pu tester les capteurs.

 

2. Alors, Equisense versus Seaver ?

 

Mon expérience Equisense :

Une des séances de Cantad avec Equisense. Sortie en forêt « pour se faire plaisir »

Quelques mésaventures de mise en place. Par 2 fois, lors de mes essais, je n’ai pas réussi à connecter l’application à la sangle. Pas d’indication sur le pourcentage de batterie restant dans le capteur, donc, on peut arriver aux écuries et se rendre compte qu’on ne pourra pas utiliser son capteur aujourd’hui, car il est « à plat ». (je laisse ma sangle, avec le capteur dessus dans mon casier ; contrairement à la revendication sur le site, la batterie n’a pas tenu 1 mois).

Aspect pratique indéniable : le capteur se glisse dans une « capsule ». On peut donc laisser le système d’attache en place sur la sangle, et ne recharger que le capteur en lui-même.

Erratum : on me fait remarquer qu’aujourd’hui, il y a l’indication du niveau de batterie, visible dans l’application. Si cette info y était quand j’ai testé l’appli en juin dernier, je l’ai manquée 🙂 ou elle est apparue depuis

Mise en place du capteur : système d’attache pas idéal quand on a une sangle courte (55 cm), avec forme anatomique (donc plutôt fine aux endroits d’attache, justement). Ca marche beaucoup mieux quand on a une bavette. Le système d’attache venant vraiment bien « se maintenir » à la bavette

Passées les 2 fois où ça n’a pas fonctionné, j’ai par contre pu enregistrer chacune de mes autres séances, et tout s’est très bien déroulé.

Enregistrement des données simples, synchronisation facile. Par contre, interprétation des résultats un peu complexe : on peut se retrouver avec des chiffres dont on ne sait pas forcément quoi faire. Une symétrie à 7,5/10 : bien ? pas bien ? suis-je dans la moyenne, compte tenu de l’âge de mon cheval et son niveau ? Il faut alors un vrai accompagnement (ou travailler soi-même son plan d’entraînement) pour savoir ce qu’on va faire de cette donnée.

Je recommande pour les cavaliers typés CSO ou dressage, pour qui ces données peuvent être un vrai tremplin de progression. Il y a un petit côté addictif : aujourd’hui, j’ai travaillé ça… est-ce que je vois le résultat ? Même si parfois, la « vraie » progression se fait sur le long terme, on est quand même curieux de vérifier à chaque séance. Et plusieurs cavaliers ont témoigné avoir repéré les signes avant-coureurs d’une boiterie, avant qu’elle n’arrive, grâce à l’appli.

 

Mon expérience Seaver :

Le cardio de Cantad sur notre dernière course de 10 km

Quelques mésaventures de mise en place également. Il faut rentrer les mensurations de son cheval (mètre ruban de 3 m fourni !). Ca demande un peu de temps pour faire les prises de mesure sans équipement, puis avec le cheval sellé. Une difficulté sur la 1ère charge pour bien comprendre comment positionner le capteur sur la station de recharge. Contactée, l’équipe Seaver m’a répondu en moins de 24h, avec une petite vidéo explicative.

Le système d’attache, plus souple, « en sandwich » me plaît davantage. Ce n’est pas optimal non plus pour les sangles courtes, et fines, mais la souplesse du composant me parle davantage. Le design du capteur est bien plus discret, plus travaillé, plus « sportif ».

Aspect moins pratique : j’enlève le capteur complet pour le ramener chez moi et le recharger. Oui, c’est vrai, je pourrai ramener la sangle complète chez moi. Mais c’est l’occasion de tout nettoyer, séparément. Il ne faut donc pas perdre les petits velcros d’attache lors de ces phases de recharge.

Pour la position de l’électrode au niveau de l’épaule, il ne faut pas hésiter à vraiment la mettre derrière l’épaule, sous la selle. Si non, vous captez quelque chose qui n’est pas stable du tout. Ca a été le cas pour ma 1ère séance. Le rythme cardiaque changeait à chaque seconde, passant de 83 à 234, puis 117… bref, un truc pas cohérent, surtout que je n’ai fait qu’une balade au pas ! 😅Avec le bon positionnement par contre, tout va bien. 😁

Bien penser à garder son téléphone sur soi lors de la séance, si non, la synchronisation ultérieure du capteur et de l’appli est vraiment long, comme il y a davantage de données à télécharger. Il m’a fallu 2 ou 3 jours pour vraiment prendre en main l’utilisation du capteur. Maintenant, tout va bien. Je ne le quitte plus, que ce soit pour du travail à pied, ou monté.

Symétrie de Cantad : pas mal !😎

Même constat : lancer l’entraînement est devenu une habitude, et je suis régulièrement les données de Cantad. J’espère ne jamais y déceler des signes avant-coureurs de boiterie 🤞

 

 

 

3. Que choisir ?

Cela dépend de votre besoin :

Selon moi, Seaver vise plutôt les cavaliers ayant besoin de la fréquence cardiaque, et/ou ayant envie de pousser plus loin l’analyse des performances de leur cheval. Il y a plus de données, et certaines sont accessibles en temps réel. Il y a moins de  contenu sur leur blog, mais il me paraît plus poussé, dans l’analyse des séances, et les grandes lignes d’un plan d’entraînement. (il faut dire aussi que Seaver est plus jeune qu’Equisense).

Equisense convient davantage aux cavaliers souhaitant un capteur plus « simple », sans données cardiaques, et qui leur donne déjà de belles données sur leurs chevaux. Il y a un peu moins de données sur l’application, qui sont toutes accessibles à posteriori ; Un gros bravo pour leur blog, où le rythme de publication est soutenu, les thématiques variées (peut-être trop, même)

 

Conclusion : Les 2 capteurs sont géniaux, j’insiste. Surtout quand on monte seul.

Pour des raisons évidentes, comme je fais de l’endurance, je pense ne surprendre personne en ayant préféré le capteur Seaver, qui est le seul à me proposer le suivi cardiaque de mon cheval, en temps réel, couplé aux données « classiques » d’analyse de séances. Pour 30 euros de différence, j’ai franchi le pas, même si ça demande une petite manipulation supplémentaire lorsque je selle.

Par contre, je pense ne surprendre personne non plus en suivant régulièrement Equisense, dont je suis une grande fan, avec leurs exercices, qu’ils lient à l’utilisation de leur capteur. J’ai récemment répondu à un sondage : j’ai hâte de voir la suite !

Je souhaite remercier Equisense et Seaver de nous donner la possibilité, à nous cavaliers lambda, de nous « professionnaliser » davantage, d’augmenter nos connaissances sur notre sport, de démocratiser les notions de « rebond »/ « cadence »…, en rendant plus concrets, plus visibles, les progrès de nos chevaux ! 

Grâce à eux, je peux affirmer avec enthousiasme que… je monte à cheval, mais mieux encore… « j’entraîne mon cheval ! » 😉

Angélique

 

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